Dans quel monde vit-on ? Vraiment, y a des moments, c’est décourageant… On marche sur la tête… On se moque allègrement de l’être humain ! ! ! ! En voici encore un exemple ! ! ! Je suis étonnée d’un tel comportement, et indignée, et déçue… et… Bonne soirée Lilou
Dominique Versini
Il existait jusqu’à maintenant un défenseur des enfants : Dominique Versini. Instauré par une loi de mars 2000, le Défenseur des enfants a statut d'autorité indépendante du gouvernement et de toute administration. Il est nommé pour une durée de six ans non renouvelable par le président de la République. Son rôle : Il doit alerter les autorités sur des cas individuels ou collectifs d'atteintes aux droits des enfants, proposer des modifications législatives et sensibiliser l'opinion. Cette année, la Défenseure, Dominique Versini, a ainsi protesté contre la présence d'enfants d'immigrés sans-papiers dans des centres de rétention, s'est prononcée pour l'interdiction des châtiments corporels dans la famille, s'est insurgée contre les conditions de scolarisation des enfants de roms et gens du voyage ou demandé un débat national sur l'incarcération des mineurs.
Dominique Versini, nommée à ce poste en 2006 pour six ans donc, a déclaré avoir découvert « avec stupeur » que deux projets de loi présentés la semaine dernière en Conseil des ministres détaillaient le fonctionnement d’une future autorité, créée par la réforme constitutionnelle de 2008. De fait, le poste de Défenseur des enfants serait supprimé, ses attributions étant fondues dans celles d’un futur Défenseur des droits. Les attributions de ce dernier incluront celles aujourd'hui exercées par le Défenseur des enfants (un poste occupé jusqu'à présent par des femmes), le Médiateur de la République et la Commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS), chargée depuis 2000 de veiller au respect de la déontologie par les forces de sécurité (policiers, gendarmes, surveillants de prison). Mme Versini, qui dit n'avoir été « à aucun moment ni consultée ni auditionnée », a exprimé son « total désaccord » avec ce changement et a dénoncé « une méthode qui relève de la maltraitance institutionnelle ». Une fusion de trois autorités administratives indépendantes comparée par la Ligue des droits de l'homme (LDH) à une « punition » pour deux d'entres elles. « Sans doute l'actuelle Défenseure des enfants a-t-elle déplu en prenant au sérieux la défense des enfants et de leurs droits, comme la Commission nationale de déontologie des forces de sécurité avait eu le tort de reconnaître l'existence de violences policières, ce qui lui avait valu naguère une tentative d'étranglement budgétaire », a fait valoir la LDH, dénonçant une « inacceptable régression de l'Etat de droit ». Le projet de création d'un "Défenseur des droits", dont les prérogatives engloberont la Défense du droit des enfants, va grandement réduire la protection de ces derniers en diluant la spécificité de leurs problèmes, estime l'actuelle Défenseure des enfants, Dominique Versini. Comme Dominique Versini, les membres de la CNDS ont appris la disparition de leur autorité administrative indépendante par le communiqué du Conseil des ministres du 9 septembre, a indiqué son secrétaire général, Benoît Narbey.
Ces suppressions envisagées ont déclenché une vague de protestations dans le monde associatif, syndical et politique.