le partage de mes coups de coeur, en particulier mes lectures...
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Il y a quelques temps, je vous avais parlé de l’émotion et du bonheur que j’avais ressenti en allant au ciné voir le film " Le hérisson " tiré d’un livre de Muriel Barbery "L’élégance du hérisson".
Le film m’a donné très envie de lire le livre… ce que je viens de faire.
Et je fais ce billet ce soir, pour vous recommander chaudement de le lire… que vous ayez vu ou pas le film…
Ce livre est un pur bonheur… concentré de tendresse, d’émotion, d’humour, de réflexions, de philosophie à l’occasion, d’idées simples et tellement vraies sur la vie, la mort, la nature humaine, les relations entre les humains…
L’histoire se passe dans un immeuble cossu et bourgeois où nous suivons la vie de Renée, la concierge, et de Paloma, jeune surdouée de 12 ans, fille d’une des familles bourgeoises, au travers de leurs journaux intimes. On y découvre leur quotidien, leurs pensées intimes, les personnes qui vivent autour d’elles… et surtout leur rencontre, la rencontre entre Renée et Paloma, et le tendre lien qui va naître entre elles… et la rencontre qu’elles vont faire avec Kakuro Ozu, un Japonais, nouvel habitant de l’immeuble…
Pour eux trois, la vie va changer… inexorablement… je vous raconte pas la fin, bien évidemment…
Tout comme par la fin du film, la fin du livre m’a laissée complètement bouleversée.
Une amie m’a prêté ce livre.
Je vais le lui rendre, bien sûr.
Mais je vais m’en acheter un exemplaire.
Il est des livres qu’on aime avoir chez soi, pour pouvoir les relire, les regarder, les prêter…
Et sans aucun doute " L’élégance du hérisson " fait partie de ceux ci… et un de mes livres majeurs ! ! !
Je vous mets la présentation de l’éditeur…
Et quelques extraits pour vous mettre en appétit ! ! lol
Belle soirée
Et j’espère bonne lecture…
Lilou
Lien aussi pour voir la présentation faite sur booknode… ayez le réflexe ! ! lol
http://booknode.com/l_elegance_du_herisson_0783
Présentation de l’éditeur :
"Je m'appelle Renée, j'ai cinquante-quatre ans et je suis la concierge du 7 rue de Grenelle, un immeuble bourgeois. Je suis veuve, petite, laide, grassouillette, j'ai des oignons aux pieds et, à en croire certains matins auto-incommodants, une haleine de mammouth. Mais surtout, je suis si conforme à l'image que l'on se fait des concierges qu'il ne viendrait à l'idée de personne que je suis plus lettrée que tous ces riches suffisants.
Je m'appelle Paloma, j'ai douze ans, j'habite au 7 rue de Grenelle dans un appartement de riches. Mais depuis très longtemps, je sais que la destination finale, c'est le bocal à poissons, la vacuité et l'ineptie de l'existence adulte. Comment est-ce que je le sais ? Il se trouve que je suis très intelligente. Exceptionnellement intelligente, même. C'est pour ça que j'ai pris ma décision : à la fin de cette année scolaire, le jour de mes treize ans, je me suiciderai".
Quelques extraits…
"personne ne semble avoir songé au fait que si l'existence est absurde, y réussir brillamment n'a pas plus de valeur qu'y échouer. C'est seulement plus confortable. Et encore : je crois que la lucidité rend le succès amer alors que la médiocrité espère toujours quelque chose".
"Antoine Pallières m’a regardée de l’air du type qui se demande s’il a bien vu ce qu’il a vu. Mais comme il est entraîné à considérer que n’arrive que ce qui doit arriver de même que les riches se convainquent que leur vie suit un sillon céleste que le pouvoir de l’argent creuse naturellement pour eux, il a pris la décision de me croire. La faculté que nous avons de nous manipuler nous-mêmes pour que ne vacille point le socle de nos croyances est un phénomène fascinant".
"Et se dire que c’est maintenant qui importe : construire, maintenant, quelque chose, à tout prix, de toutes ses forces. Toujours avoir en tête la maison de retraite pour se dépasser chaque jour, le rendre impérissable. Gravir pas à pas son Everest à soi et le faire de telle sorte que chaque pas soit un peu d’éternité.
Le futur, ça sert à ça : à construire le présent avec des projets de vivants".
"Lorsque la maladie entre dans un foyer, elle ne s'empare par seulement d'un corps mais tisse entre les cœurs une sombre toile où s'ensevelit l'espoir".
"elle a l'élégance du hérisson : à l'extérieur, elle est bardée de piquants, une vraie forteresse, mais j'ai l'intuition qu'à l'intérieur, elle est aussi simplement raffinée que les hérissons, qui sont des petites bêtes faussement indolentes, farouchement solitaires et terriblement élégantes".
"C’est très agréable de l’écouter parler (Kakuro), même si on se fiche de ce qu’il raconte, parce qu’il vous parle réellement, il s’adresse à vous. C’est la première fois que je rencontre quelqu’un qui se soucie de moi quand il me parle : il ne guette pas l’approbation ou le désaccord, il me regarde avec l’air de dire : " Qui es-tu ? Veux-tu parler avec moi ? Comme j’ai plaisir d’être avec toi ! ". C’est ça que je voulais dire en parlant de politesse, cette attitude de l’un qui donne à l’autre l’impression d’être là."
"C’est un hors temps dans le temps.. Quand ai-je pour la première fois ressenti cet abandon exquis qui n’est possible qu’à deux ? La quiétude que nous éprouvons lorsque nous sommes seuls, cette certitude de nous-mêmes dans la sérénité de la solitude ne sont rien en comparaison du laisser-aller, du laisser-venir et laisser-parler qui se vit avec l’autre, en compagnie complice… Quand ai-je ressenti pour la première fois ce délassement heureux en présence d’un homme ?
Aujourd’hui, c’est la première fois."
"Comment décide-t-on de la valeur d’une vie ? Ce qui importe, m’a dit Paloma un jour, ce n’est pas de mourir, c’est ce qu’on fait au moment de mourir. Que faisais-je au moment de mourir ? je me demande avec une réponse déjà prête dans la chaleur de mon cœur.
Que faisais-je ?
J’avais rencontré l’autre, et j’étais prête à aimer."