je suis allée cet après midi au ciné…. Voir un film qui est sorti depuis plus d’un mois… je désespérais qu’il sorte ici… mais rien ! ! pourtant depuis que nous avons notre multiplex, on voit les films le jour de leur sortie nationale, en général… mais là… que nenni… je ne l’attendais donc plus… et surprise ce matin dans le journal ! ! ! ! ! yesssssssssssssss ! ! ! Dans la brume électrique était au programme… Alors ni une, ni deux… hop je suis allée…. Et j’en suis ravie car j’ai adoré ! ! ! J’ai trouvé ce film excellent… tel que j’espérais le trouver… Donc je vous en parle un peu…
C’est un film de Bertrand Tavernier qui adapte “Dans la brume électrique”, le roman de James Lee Burke. Le rôle principal est tenu par Tommy Lee Jones, très bon…
L’histoire en deux mots… Cela se passe en Louisiane, à New Iberia. Le détective Dave Robicheaux est sur les traces d'un tueur en série qui s'attaque à de très jeunes femmes. De retour chez lui après une investigation sur la scène d'un nouveau crime infâme, Dave fait la rencontre d'Elrod Sykes. La grande star hollywoodienne est venue en Louisiane tourner un film, produit avec le soutien de la fine fleur du crime local, Baby Feet Balboni. Elrod raconte à Dave qu'il a vu, gisant dans un marais, le corps décomposé d'un homme noir enchaîné. Cette découverte fait rapidement resurgir des souvenirs du passé de Dave. Mais à mesure que Dave se rapproche du meurtrier, le meurtrier se rapproche de la famille de Dave...
Ça paraît simple comme ça… mais mais, il faut bien suivre pour comprendre car le passé resurgit et s’entremêle avec le présent….
Le film s'est vu décerner le Grand Prix du premier festival international du film policier de Beaune en 2009, prenant le relais après les 25 ans d'existence du festival du film policier de Cognac. Figure emblématique du cinéma français, Bertrand Tavernier n'en est pas moins un grand connaisseur de la culture américaine en général, et du cinéma américain en particulier. Dans la brume électrique est son premier film de fiction tourné aux Etats-Unis... même si son financement est français. Bertrand Tavernier est un grand admirateur de James Lee Burke et il souhaitait adapter un des livres de la série Dave Robicheaux. Le film ajoute un facteur qui ne figurait pas dans le roman paru en 1993, et pour cause... le passage de l'ouragan Katrina en Louisiane en 2005. Cela renforce l'histoire et l'atmosphère. Et cela donnait une vraie résonance aux activités criminelles de Balboni : la Mafia a volé des centaines de millions de dollars après Katrina (c’est Bertrand Tavernier qui le dit). Tommy Lee Jones ajoute : "En cela, Dans La Brume électrique est un film politique, au sens le plus noble du terme. Mais le propos n'est jamais didactique : Bertrand fait allusion à la gestion désastreuse de la catastrophe par l'Etat fédéral et à la manière dont la mafia en tire profit. J'aime beaucoup cette dimension-là du film".
Dave Robicheaux est un personnage extraordinairement attachant et complexe, hanté par son passé, cherchant à protéger le monde dans lequel il a grandi qui est aujourd'hui attaqué par des hommes cupides et malfaisants. C'est un homme qui a de grands principes moraux, mais qui est traversé par des éclats de rage : il est animé par une colère rentrée contre l'injustice et l'ignominie de certains personnages. Il se fie surtout à son instinct et à sa profonde connaissance des gens et de leurs habitudes, du passé, de l'Histoire de la région. Il procède plus comme Maigret que comme un flic des Experts. Il lui arrive aussi de sortir de la légalité. Il a ses zones d'ombre, cette rage rentrée, cette colère contre ceux qui détruisent ce à quoi il croit et c'est ce qui le rend très touchant.
Film d'atmosphère, Dans la brume électrique a exigé du réalisateur qu'il s'imprègne de la culture locale. D’ailleurs j’aime beaucoup la musique du film qui donne aussi une couleurs si l’on peut dire à ce film… Zydeco et chanson cajun… Un général-fantôme de la guerre de Sécession fait des apparitions dans le film. Bertrand Tavernier explique : "Ce qui m'a toujours intéressé chez Burke, c'est son rapport au passé : il explique qu'en Louisiane, le passé conditionne le présent. Pour lui, le fait que les gens n'aient pas osé affronter la question raciale, dès la guerre de Sécession, n'aient pas fait d'examen de conscience, provoque aujourd'hui le crime et la corruption. "Le passé n'est pas mort, il n'est pas encore passé", dit Burke après Faulkner. Chaque acte de violence en Louisiane a des sources dans le passé. C'est un thème que j'ai souvent exploré dans mes films et je me sentais donc là-dessus en terrain de connaissance".
Voilà en gros ce que je pouvais vous dire de ce film… Vraiment bien ! ! ! ! Si le cœur vous en dit et si il passe encore par chez vous… sinon, faudra attendre le DVD ! ! lol Bonne soirée Lilou