le partage de mes coups de coeur, en particulier mes lectures...
J’ai été alertée jeudi par une amie sur une chanson révoltante " sale pute " d’un rappeur nommé Orelsan. Elle proposait de réagir et d’envoyer un courriel au Printemps de Bourges pour qu’ils déprogramment ce dit chanteur avec copie à différents services.
Ce que j’ai fait et diffusé l’information.
Certains d’entre vous ont réagi et fait de même. Merci.
Ce courriel était celui ci :
Bonjour
Je m'associe, avec ce courriel,
à la démarche de nombreuses autres femmes (et hommes)
qui protestent contre la participation au Printemps de Bourges
du rappeur Orelsan qui chante notamment le titre "Sale pute"
dont les paroles constituent une violence à l'égard de toutes les femmes.
Je cite: "On verra comment tu suces quand j'te déboiterais la mâchoire""
et encore "J'rêve de la pénétrer pour lui déchirer l'abdomen"
et aussi "J'vais te mettre en cloque, sale pute, Et t'avorter à l'opinel".
Toutes les femmes attendent que vous supprimiez cet "artiste"
de la programmation du prochain Printemps.
J'adresse également, en parallèle à ce message,
un courriel à la HALDE et à Mme Valérie Letard, Secrétaire d'État à la Solidarité, ainsi qu'Amnesty International.
Cordialement .
[Signature]
je viens ici dire que cela bouge beaucoup,
nous n’avons pas été les seuls à être choqués par tout ceci…. Et le mot est faible.
On peut être en colère d’être trompé, mais y a des limites dans la violence.
Je vous donne un peu de nouvelles….
A voir par exemple sur le site de Valérie Létard, Secrétaire d'Etat à la Solidarité
vu sur Yahoo actualité…
Tollé autour de la chanson "Sale pute" du rappeur Orelsan
Une chanson intitulée "sale pute" diffusée sur internet fait scandale en France, une ministre la qualifiant d'"apologie sordide de la brutalité envers les femmes", au point que le rappeur Orelsan a décidé de présenter ses excuses.
http://fr.news.yahoo.com/2/20090327/video/vfr-orelsan-rpond-la-polmique-autour-de-3837155.html
La chanson décrit de façon très crue la "haine" d'un jeune homme qui, découvrant qu'il a été trompé, déambule une bouteille d'alcool à la main en promettant à sa petite amie toute une série de violences physiques.
"J'ai la haine, J'rêve de t'voir souffrir", "On verra comment tu fais la belle avec une jambe cassée", "si j'te casse un bras, considère qu'on s'est quitté en bons termes", "j'veux t'voir retourner brûler dans les flammes", dit-il notamment.
"J'te déteste, j'veux que tu crèves lentement, j'veux que tu tombes enceinte et que tu perdes l'enfant", dit-il aussi, reprenant par la suite ce thème en des termes encore plus violents.
Présenté parfois par la presse comme un "Eminem français", Orelsan, 26 ans, a fait ses excuses vendredi pour sa chanson controversée, assurant à l'AFP qu'il n'avait "pas voulu se faire un coup de pub". La chanson, en ligne depuis deux ans, "est choquante", a reconnu le jeune homme aux cheveux ras, lors d'une interview dans les locaux parisiens de son label 3e Bureau (Wagram Music).
L'artiste doit se produire le 25 avril au Printemps de Bourges. Mais des internautes, choqués par les paroles de la chanson, ont tiré la sonnette d'alarme et sensibilisé des politiques pour qu'il soit déprogrammé.
La ministre de la Culture, Christine Albanel, s'est déclarée "révoltée" par cette chanson, "apologie sordide de la brutalité envers les femmes, d’une cruauté inouïe", appelant vendredi à sa suppression des plateformes de diffusion de vidéos en ligne.
"La liberté d’expression s'arrête où commencent l'incitation à la violence et la manifestation de la haine la plus nauséabonde", écrit dans un communiqué la ministre, qui plaide pour "un internet civilisé".
Les plateformes YouTube et Dailymotion ont restreint l'accès du clip aux seules personnes enregistrées et adultes mais n'ont pas supprimé la vidéo.
YouTube a expliqué que le contenu ne lui semblait pas "manifestement illégal" mais qu'elle pourrait la retirer "sur réquisition judiciaire".
Une autre chanson avec le même titre et dont les paroles sont encore plus violentes était par ailleurs accessible sur internet, a constaté l'AFP.
L'association "ni putes, ni soumises", créée après le meurtre en 2002 d'une jeune fille brûlée vive par dépit amoureux, s'est dit prête à appeler au boycott du festival de Bourges (centre), l'un des plus importants festival de musique en France, si Orelsan était maintenu au programme.
"Nous ne pouvons nous satisfaire de la seule censure de la chanson " Sale pute ", a affirmé l'association.
Après le parti communiste, le parti socialiste a demandé à son tour vendredi que la chanson soit retirée des sites internet et que son auteur soit déprogrammé du festival. Les organisateurs ont pour l'heure refusé.
Comme je disais, à la suite de mon amie, dans mon mail…
En France, en Belgique, une femme meurt tous les trois jours sous les coups de son compagnon… C’est déjà ignoble !
Mais si en plus l'incitation à la violence devient une démarche artistique, c'est trop !
La liberté d’expression a des limites, quoi qu'on en dise !
Bonne soirée